PE' A SCUSA
DI CORSICA RIPOSU, REQUIEM POUR DEUX REGARDS
MISTICO MEDITERRANEO
TRENT'ANNI POCU, TRENT'ANNI ASSAI
BRACANA
MEDEA
SI DI ME
 
INTANTU
PASSIONE
UNA TARRA CI HE
AB ETERNU
A U VISU DI TANTI
IN L'ABBRIU DI E STAGIONI
CUN TE
 
O VITA
MACHJA N'AVEMU UN ANTRA
SONNII ZITILLINI

LE NOUVEL OBSERVATEUR “c’est un des plus somptueux groupes de polyphonies corses qui se puissent entendre... A FILETTA a su, sans jamais se renier, ouvrir cet art immémorial sur d’autres formes d’expression, notamment en travaillant sur des musiques de film avec le compositeur Bruno Coulais qui a également  co-réalisé leur remarquable album “Si di mè” (Virgin).”

L’HUMANITE “Le mariage du chant et de la terre... Le groupe possède un souffle puissant traversé de voix intemporelles d’où émane une poésie spirituelle inspirée des chants originels.”

LIBERATION “Né il y a 25 ans en Balagne, A FILETTA est devenu l’un des premiers groupes patrimoniaux de la tradition corse grâce à sa ténacité, son savoir de la polyphonie corse et surtout son renouvellement, son ouverture du répertoire insulaire aux vents du large...”

Bertrand Dicale “Cela fait vingt cinq ans qu’A Filetta chante et vingt cinq ans qu’A Filetta prouve que la musique traditionnelle, justement n’existe vraiment que dans le mouvement - la très vieille paghjella des montagnes et la musique de film d’Himalaya, la polyphonie d’écriture contemporaine et les très anciens chants d’église... (...) Créé à l’époque du sauvetage de la musique corse, menacée de disparition dans les années 70, le groupe est devenu l’un des plus  créatifs de l’île - et même de toute la création musicale en France - en navigant entre chanson populaire et chant sacré, entre création savante et musique de films (avec le compositeur Bruno Coulais), entre opéra et rencontre avec le rappeur Akhénaton. Nouvelles couleurs de la culture corse, mais aussi nouveaux courages, nouvelles ambitions - une aventure exemplaire, diverse et cohérente, qu’A Filetta porte à la scène dans des concerts d’une belle puissance.”  

L’EXPRESS  “Les voix d’A FILETTA parlent à la peau aussi bien qu’à l’oreille ….”

TÉLÉRAMA  « le groupe nous mène quelque part entre le recueillement des chants d'église et la sensualité des madrigaux "médiévaux"

LA CROIX - MIGLIORINI Robert : Les voies nouvelles des voix corses

Le groupe de polyphonies corses poursuit ses recherches de chants a cappella tant profanes que sacrés. Pour goûter le chant du groupe A Filetta, il faut aimer vaquer hors des sentiers battus. Voilà trente ans que ce collectif, haut de gamme, de voix d'hommes tente de déjouer les formats établis. Non sans risques quant à la réception par le public de leurs projets souvent audacieux. Leur - déjà longue - discographie et leurs concerts en témoignent où l'on note des participations à des musiques de films (notamment avec Bruno Coulais, compositeur entre autres de la bande originale du Peuple migrateur et des Choristes), des opéras pour enfants, des musiques de théâtre (Médée d'après Sénèque) ou encore de danse (avec le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui) : « Nous avons choisi la voie du contemporain », assure Jean-Claude Acquaviva, actuel porte-parole du groupe. Le projet de départ lié à la promotion, sinon à la sauvegarde, d'une culture musicale orale menacée, celle des polyphonies corses, s'est développé au fil des rencontres de ces natifs de Balagne, emportés vers des horizons lointains. Riche des trésors du chant traditionnel des villages, appris dès le jeune âge, l'art d'A Filetta s'est exporté, à partir des années quatre-vingt…

Leurs racines sont mobiles. Avec, pour rendez-vous annuel depuis vingt ans, en septembre, les rencontres de Calvi qui réunissent des représentants de la planète vocale du chant a cappella. Ces inclassables ont décidé de marquer les débuts d'une nouvelle décennie avec un treizième album, Bracanà, dont la traduction indique qu'ils empruntent les voies du métissage et offrent des couleurs changeantes. Les 14 chants témoignent une fois encore de l'étendue de leur répertoire qui allie créations profanes, chants sacrés et textes tirés de la liturgie, notamment de la Passion. A Filetta a créé, toujours à Calvi, un chemin de croix, Via Crucis, où s'élève le cri du Dies Irae. Des textes de la littérature - Primo Levi, René Char - ont aussi inspiré leur fibre poétique pour ce parcours inspiré. Un Requiem, présenté à la basilique de Saint-Denis en 2004, sera édité l'an prochain. Les questions existentielles mobilisent le septet emporté dans une recherche vocale impressionnante. Avec le sentiment, pour le public, d'un équilibre acquis au prix d'harmonies complexes. La voix unique, ce n'est décidément pas leur genre.